Le Petit Bleu d'Agen Un livre pratique sur la conciliation de justice

Le Petit Bleu d’Agen Un livre pratique sur la conciliation de justice

Mercredi 2 mai 2018, par LE DIOURON

Longtemps assesseur à la commission disciplinaire de la prison d’Agen, expérience humaine partagée dans son livre « L’Abîme carcéral », elle est devenue par la suite conciliatrice de justice. D’abord en Lot-et-Garonne à partir de 2011 sur le canton d’Astaffort, Le Passage-d’Agen et Pont-du-Casse et depuis quelques années à Bordeaux. Elle vient de sortir un ouvrage d’information publié aux éditions du Puits Fleuri intitulé « Défendez-vous grâce à la conciliation de justice ». Le Petit Bleu d’Agen du mercredi 2 mai 2018.

Le Petit Bleu d Agen livre Hélène ERLANGEN photo

Hélène Erlingsen-Creste est auxiliaire de justice bénévole, auteur de plusieurs ouvrages. / Photo Morad Cherchari - Le Petit Bleu d’Agen

Docteur en sciences politiques, Hélène Erlingsen-Creste est une femme engagée. Auteur d’un ouvrage « Nos pères ennemis : Morts pour la France et l’Algérie 1958-1959 » et petite nièce de Denis Ginestet, figure de la Résistance, elle est sensible aux questions sociétales.

« La conciliation de justice, c’est simple, efficace et gratuit », promet l’écrivaine qui entend démythifier un service trop méconnu du grand public et qui permet de régler près de 60 % des litiges civils, assure-t-elle.

C’est un ouvrage pratique ?

Oui, il présente en préambule la conciliation de justice. Nous sommes 2 021 bénévoles en France dont 29 conciliateurs de justice sur le ressort de la cour d’appel d’Agen. Nous sommes nommés par ordonnance du premier président de cour d’appel. Nous traitons plus de 145 000 dossiers de conciliés en France. Et j’ai eu à traiter 200 dossiers par an et par canton. Nous prêtons serment. Nous sommes de véritables auxiliaires de justice et c’est gratuit pour les conciliés, sans demande aucune de justificatifs de revenus.

Pourquoi ce service est-il pour beaucoup ignoré ?

Le ministère de la Justice en est effectivement conscient et multiplie les campagnes de presse. Il a besoin de 600 conciliateurs de plus. C’est l’année de la conciliation qui fête ses 40 ans d’existence.

Est-ce une façon de pallier le manque d’effectifs dans les juridictions ?

C’est un moyen de désengorger en effet, les tribunaux d’instance. Et puis il faut savoir que dans le cadre du décret d’application de la loi de réforme « Justice 21 », un dossier de litige s’élevant à la somme maximale de 4 000 euros ne sera pas reçu par un juge, s’il n’est pas passé par un conciliateur. Nous siégeons aussi avec les juges d’instance dans les tribunaux et si un accord de conciliation est demandé à l’audience, je quitte la salle pour tenter avec les parties prenantes une conciliation.
Plus d’informations :

https://www.petitbleu.fr/article/2018/05/02/87598-informer-citoyens-maniere-plus-simple-defendre.html