Le TELEGRAMME Lannion Le rôle clé de la conciliatrice

Le TELEGRAMME Lannion Le rôle clé de la conciliatrice

Samedi 3 février 2018, par LE DIOURON

To-Lan MAUDOUX officie comme conciliatrice de justice depuis un an, à Lannion. Dans son bureau situé quai Maréchal Joffre, elle traite de litiges divers, du conflit de voisinage aux petits différends commerciaux. Récemment, la nouvelle loi de la modernisation de la Justice a fait évoluer son rôle. Dès lors, le nombre d’affaires qu’elle traite a doublé. Le Télégramme édition de Lannion du 2 février 2018

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Le bureau de la conciliatrice se situe à l’étage d’une petite bâtisse au bord du Léguer. C’est dans cette maison de la Justice et du droit que To-Lan MAUDOUX, retraitée, tente d’apaiser les tensions pour le compte du tribunal d’instance de Guingamp. Elle y reçoit des hommes, des femmes impliqués dans des litiges civils ou commerciaux. « Ça peut être des problèmes de voisinage, à cause du taillage d’une haie, de l’élagage d’un arbre. Mais aussi des impayés de loyers, un souci avec une société qui n’aurait pas envoyé une marchandise payée, des incivilités... », liste la conciliatrice.
Depuis sa prise de fonction, il y a un peu plus d’un an, elle a examiné une centaine de dossiers. L’écrasante majorité (80), sont des conciliations conventionnelles. « Les gens viennent d’eux-mêmes », précise To-Lan. Reste deux petites dizaines de cas : les demandes envoyées par internet et les conciliations déléguées du tribunal, celles qui lui sont directement attribuées par la justice. Seuls les conflits d’ordre familiaux et touchant au droit du travail échappent à son pouvoir.

Constat de conciliation

Pour l’année 2017, son taux de résolution des conflits atteint 75 %. À l’échelle nationale, la moyenne se situe autour de 56 %. Les trois-quarts de ces cas se terminent donc bien et les deux parties s’évitent ainsi un passage - parfois traumatisant - devant la cour. C’est la mission officielle de To-Lan : « Concilier pour réconcilier ». Pour la justice, le gain de temps - et donc d’argent - est bien réel. « Si les deux parties sont d’accord, je rédige un constat de conciliation. Celui-ci peut avoir la force d’un jugement et être validé par le tribunal », explique To-Lan. « C’est rapide et c’est gratuit ». Les tribunaux, eux, se libèrent de quelques dossiers chronophages...

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