Quand la première magistrate de France vante les vertus des modes amiables

Quand la première magistrate de France vante les vertus des modes amiables

Mercredi 30 novembre 2016, par LE DIOURON

Le colloque qu’elle avait organisé au printemps 2016 montrait déjà tout l’intérêt qu’elle porte aux modes amiables de règlement des différends. Chantal ARENS, la Première Présidente de la cour d’appel de Paris poursuit sur sa lancée. Elle vient de créer au sein de sa cour d’appel une unité de résolution amiable des différends (UMARD) pour accompagner activement les nouvelles dispositions de la loi de modernisation de la justice adoptée par le Parlement le 12 octobre dernier.

Paris Chantal ARENS Première Présidente CA Paris

Chantal ARENS Première Présidente de la cour d’appel de Paris

« La loi dans son exposé des motifs place le citoyen au cœur du service public de la justice. Ceci impose de favoriser les modes amiables de règlement des litiges en lui permettant de régler ses litiges de ma-nière négociée, avant la saisine du juge et même une fois ce dernier saisit », souligne la première magistrate de Paris dans une dense interview publiée par le Journal des Sociétés à Paris le 16 novembre 2016.

« Les vertus des modes amiables »

Chantal ARENS se dit convaincue depuis de nombreuses années « des vertus des modes amiables » qui constituent à ses yeux « une des réponses du juge pour rendre la justice et qui permet à ce dernier d’assurer pleinement sa mission de garant de la paix sociale ». Madame ARENS relève aussi dans cette loi des dispositions instaurant la médiation dans les juridictions administratives. « Jusqu’à présent les incantations à ce propos de la médiation ne se sont guère révélées productives en l’absence d’une politique publique nationale qui doit se concrétiser par des objectifs assignés aux juridictions, des moyens adéquats et une évaluation fixée ».

L’article du Journal des Sociétés

Paris INTERVIEW DE MADAME ARENS SUR JUSTICE 21 nov 2016